Arboriculture à la Réunion
Nature & agriculture

Retrouvez ici actualités, informations et dossiers thématiques

ayant trait à l'environnement et à l'agriculture.

Le virus des taches jaunes de l’Iris (Iris yellow spot virus)

Written by Bruno Hostachy, SPV Modified on the

Classification

Nom commun Ordre / Famille Nom scientifique Plantes / Parties attaquées Localisation
Virus Bunyaviridae/Tospovirus Iris yellow spot virus Les alliacées maraîchères et ornementales

Dégâts et symptômes

Les symptômes associés à ce virus sont très variables en fonction des espèces végétales et même parfois au sein d'une même espèce. Ce virus transmis par les thrips est responsable de diverses taches foliaires. Sur oignon, les symptômes les plus caractéristiques se présentent sous forme de taches chlorotiques, nacrées, de forme losangique très allongée, mais de taille très variable (de qq mm jusqu' à 2 ou 3 cm). Sur la hampe florale on observe des lésions chlorotiques et nécrotiques de forme irrégulière. Ces taches sont localisées surtout à la base des feuilles internes du fait d'une plus forte concentration en virus à ce niveau de la plante correspondant aux régions fréquentées préférentiellement par les thrips pour s'alimenter. Sur poireau, le virus se manifeste par des taches losangiques de teinte plus atténuée que sur oignon.

Plantes hôtes

Plante Degré d'infestation

Description

Le virus s'attaque aux alliacées maraîchères et ornementales : Oignon ( Allium cepa), Ail ( Allium sativum), Poireau ( Allium porum), Ciboulette ( Allium schoenoprasum), Amaryllis ( Hippeastrum hybridum), Iris ( Iris spp).

Confusions possibles

Les symptômes peuvent être confondus soit avec une attaque de Botrytis squamosa, mais dans ce cas les taches foliaires ont une taille inférieure à 5 mm et sont plutôt localisées à l'extrémité des feuilles qui finissent par se dessécher, soit à la suite d'une phytotoxicité par un herbicide de contact, dans cas les taches sont circulaires, de taille très variable et non évolutive.

Modes de contamination

Le virus est transmis de plante à plante par des thrips de plusieurs espèces, Thrips tabaci ayant la meilleure capacité de vection selon un mode persistant. La dissémination des insectes est favorisée par le vent. Les thrips peuvent acquérir le virus uniquement au stade larvaire. Le virus va alors se répliquer dans l'insecte vecteur qui pourra le transmettre seulement à partir du second stade larvaire et durant toute la vie de l'adulte. Le virus n'est pas transmis par la semence mais peut être détecté dans les bulbilles à un taux très faible ; ce qui pourrait constituer une source d'infection primaire dans les parcelles. D'après la bibliographie, le virus n'est transmis ni par la graine ni par le bulbe.

Pays de rédaction

France-Réunion

Méthode de lutte

Voir toutes les fiches phyto-description