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Que retenir du 3ème comité de pilotage du projet EPIBIO OI ?

Written by Sarah Detournay Modified on the

  • COPIL 2019 - photo de groupe

Pendant trois jours, les délégations malgaches, mauriciennes, comoriennes, seychelloises et réunionnaises** se sont réunies au Pôle de Protection des Plantes (3P) pour échanger sur les enjeux majeurs en matière d’épidémiosurveillance régionale, de biosécurité et de lutte biologique dans l’Océan Indien et pour dresser le bilan des activités du projet Epibio OI après deux ans de mise en œuvre.

Après une brève introduction, le projet FED FOODSEC a été exposé et mis en regard des potentiels liens avec les actions et orientations stratégiques du projet Epibio OI.



Pour une harmonisation régionale des législations phytosanitaires

La première journée du comité de pilotage (copil) fût consacrée à la gestion des urgences phytosanitaires entre les pays de la zone en regard des différentes législations nationales en matière de protection des végétaux et de biosécurité.

Les représentants des Directions de Protection des Végétaux (DPV) ont introduit les discussions en présentant l’évolution des législations phytosanitaires dans leur pays. Au terme des échanges, le constat est évident :le manque d’harmonisation des législations entre les îles et les difficultés de diffusion des alertes et des interceptions aux frontières empêchent d’intervenir de manière rapide et efficace face aux urgences phytosanitaires.

Les participants se sont accordés pour mettre en place un comité phytosanitaire régional qui se réunirait régulièrement pour discuter des risques phytosanitaires et des actions à mettre en œuvre pour contenir ces menaces.

L’après-midi s’est clôturée par une présentation de la nouvelle base de données du réseau PRPV, dont l’objectif est d'inventorier les occurrences de virus, bactéries, champignons et invertébrés, associés aux végétaux et observés aux Comores, à Madagascar, à Mayotte, à Maurice, à La Réunion et aux Seychelles.
Cette base de données est un outil collaboratif performant et fiable sur lequel les DPV des pays de la ZOI peuvent s’appuyer pour réviser les annexes des listes d’organismes réglementés. Les délégations se sont accordées pour nommer dans chaque pays un responsable administratif pour la validation des données nationales dans la base PRPV.

Epibio OI phase 2: le bilan à mi-parcours

L’objectif des journées de mardi 26 et mercredi 27 novembre était de faire un point sur l’avancement des actions inscrites dans le projet Interreg-V Epibio phase 2 (2018 - 2020), qui concernent tant les représentants et chercheurs des organismes partenaires que les chercheurs de l’UMR PVBMT. Les interventions ont mis en évidence les résultats préliminaires et les activités à venir. Les résultats ont été décliné par composante : 1) Politiques, cadres légaux et institutionnels appliqués aux espèces invasives ; 2) Information et communication, 3) Réseaux, inventaires et bases de données, 4) Epidémiosurveillance nationale et 5) Biocontrôle des bioagresseurs majeurs des filières végétales.

Les présentations ont abordé des thèmes très variés : la mise en place d’inventaires, de bases de données et d’applications collaboratives pour une veille phytosanitaire régionale, des techniques de diagnostic innovantes telles que les méthodes isothermales (LAMP) ou métagénomiques ;l’épidémiologie du flétrissement bactérien chez les solanacées ; l’étude des maladies, bactéries ou ravageurs sur manioc, vanille, cocotier ou des abeilles ;le contrôle biologique des mouches des fruits et des ravageurs sur eucalyptus et agrumes. 

« Le comité de pilotage nous a permis de partager des expériences sur des problèmes communs,de discuter des besoins et des réorientations du réseau et de découvrir les nouvelles technologies qui se développent au sein du 3P. De plus, cela me permet de connaître des guichets de financement intéressants comme le projet FED FOODSEC. Ce projet est une réelle opportunité pour Madagascar car la production de semences est un maillon faible. », confie Jacqueline Rakotoarisoa, Directrice scientifique du Fofifa.

Plus que jamais, l’avenir de l’agriculture et de la biodiversité dans la région se joue grâce au partage des priorités phytosanitaires, des innovations et à leur transfert rapide du laboratoire vers les acteurs concernés.  

Le projet Epibio OI est cofinancé par l’Union européenne(Feder Interreg V) et la Région Réunion

** Tharsile Zafindrafenoarivo, Directionde la Protection des Végétaux, Madagascar
Lala Harivelo Ravaomanarivo, Professeure à l’Université d'Antananarivo,Madagascar
Henriette Rasolofoarivao, Chercheur àl’Université Antananarivo, Madagascar
Jacqueline Rakotoarisoa, Directricescientifique du Fofifa, Madagascar
Santatra Ravelomanantsoa, Chercheurau Fofifa, Madagascar
Seelavarn Ganeshan, Directeur du FAREI,Maurice
Sachita Jawaheer-Unath Ras, NationalPlant Protection Office, Maurice
Marc Naiken, Directeur du NationalBiosecurity Agency, Seychelles
Bakari Mdahoma Youssouf, Responsablelaboratoire CIV, INRAPE, Comores
Bruno Debenay, DAAF/SALIM, PFN Réunion
Bruno Hostachy, ANSES, Réunion

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