Arboriculture à la Réunion
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Limiter les intrants chimiques

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La population mondiale et ses besoins alimentaires augmentent, alors que le nombre d’agriculteurs et la superficie des surfaces arables diminuent. L’intensification des pratiques agricoles est de plus en plus remise en cause, que ce soit pour des raisons socio-économiques, sanitaires ou environnementales.

Fer de lance de la protection des cultures depuis soixante ans, l'agrochimie ne permet plus de résoudre tous les problèmes phytosanitaires et l’utilisation répétée des pesticides provoque l’apparition de résistances chez les ravageurs et la disparition progressive de la faune auxiliaire. De surcroît, la protection de la fertilité et de la durabilité des sols cultivés, est un enjeu majeur au niveau mondial, d’autant plus sur les territoires îliens tels que La Réunion. En effet, les terres cultivées s’appauvrissent et se fragilisent. Le défi à relever est complexe. Les pratiques agricoles doivent s’adapter à cette nouvelle donne.

Que ce soit en matière de protection des cultures ou de fertilisation, l'agriculture aujourd'hui cherche donc des méthodes alternatives aux intrants chimiques : fertilisation organique, protection agroécologique contre les ravageurs, etc. Existe-t-il des systèmes permettant de produire plus avec moins ?

En matière de protection des cultures, la prophylaxie, la lutte biologique et la lutte variétale sont mises en avant.

  • La lutte prophylactique consiste à appliquer des mesures préventives contre les organismes nuisibles,
  • La lutte variétale consiste à utiliser des variétés résistantes ou tolérantes aux maladies et/ou ravageurs.
  • La lutte biologique consiste à gérer les populations de ravageurs par l'utilisation d'un auxiliaire (prédateur ou parasite naturel de l'organisme à éliminer).
  • La lutte intégrée encourage une agriculture basée sur des principes écologiques grâce à une combinaison de mesures biologiques, chimiques, physiques, culturales...

Ces méthodes en protection des cultures s'intègrent dans des approches plus larges qui prennent en considération l'ensemble des pratiques agricoles  :

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