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Comores

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Trois îles d'origine volcanique

Situé dans l’hémisphère Sud, à l’entrée nord du Canal du Mozambique au nord-ouest de Madagascar, l'Union des Comores, vaste de 1660 km², est composé de trois îles d'origine volcanique : Ngazidja ou la Grande Comore (1025 km²), Ndzuani ou Anjouan (424 km²) et Mwali ou Mohéli (211 km²). La plus grande distance séparant deux îles ne dépasse pas 75 km. 

Un climat tropical humide avec deux principales saisons

 

  •  Saison chaude et humide (été austral) : novembre à mars/avril. (pluviométrie maximale de décembre à mars). Température moyenne : 24 et 27,8 °C et des vents de moussons de secteur Nord à Nord-ouest.
  •  Saison sèche et fraîche (hiver austral) : avril/mai à octobre.
     Température moyenne variant entre 23,2 et 27 °C, vents alizés Sud-est. Pluviométrie moyenne entre 1500 à 5000 mm (Maxima 7500 à 8000 mmm)

Une population totale de 646 400 habitants

  Population Densité Taux de croissance annuel
Grande Comore 363 200 286,6 hab/km² 2,2 %
Anjouan 252 000 555,8 hab/km² 3 %
Moheli 31 200 115,2 hab/km² 3,6 %

La population urbaine est de 28,8 % contre 71,2 % pour la population rurale.

Le PIB par habitant est de 356 dollars Américain et le taux de croissance moyen est de 3,4 % pour la période de 1986 à 1990. Le pays tire 40 % de son PIB et l'essentiel de ses ressources commerciales en devise de l'agriculture qui occupe plus de 70 % de la population active et fournit 90 % des recettes d'éxploitation.

Quatre systèmes agricoles :

La complexité des sols et la multitude de microclimats ont eu un déterminisme très fort sur la diversité de la végétation naturelle. Mais l’archipel, et surtout Anjouan, a été soumis à des activités agricoles de plus en plus intenses au cours de dernières décennies. La quasi totalité des forêts de plaines côtière et d’altitude a été défrichée au profit de l’agriculture. Sans rentrer dans une typologie des systèmes de cultures, l’agriculture comorienne peut être décrite schématiquement selon quatre systèmes agricoles différents :

 

  • les cultures vivrières et/ou maraîchage de plein champs (cultures annuelles avec peu ou pas d’arbres associés conduit sans jachère, ni apport de matière organique et vulnérables à l’érosion),
  • l’ agroforesterie traditionnelle (association de cultures vivrières et d’arbres fruitiers et/ou d’arbres forestiers réalisant ainsi un système stable),
  • la culture sous forêts naturelles (bananeraie avec des cultures associées installée sous une forêt avec élimination progressive des arbres en fonction de la pression démographique),
  • la monoculture de rente (plantations d’arbres de rente tels les cocotiers, girofliers, vanilliers et ylang-ylang).

 

L'agriculture comorienne est essentiellement une agriculture de "jardins" associant sur les mêmes parcelles des bananiers, des arbres fruitiers et/ou des cultures vivrières, ainsi que des cultures maraîchères. Sur le terrain, cela ce traduit par un haut degré de morcellement des parcelles, d’où une grande diversité d’insectes récoltés lors de fauchages qui ne sont pas toujours inféodés aux cultures citées.